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lundi 18 janvier 2010

Je dois avouer que nous sommes rivés à notre téléviseur depuis une semaine et je n'entends parler que de ça, de jour comme de soir : Haïti.

À l'école, plusieurs enfants ont été perturbés en attendant des nouvelles de leurs cousins et de leurs cousines. Certains attendent encore, avec beaucoup d'espoir, que le téléphone sonne enfin. Cinq heures moins dix, une minute de tremblement de terre et puis, plus rien...

Pour plusieurs Haïtiens avec qui je travaille, Haïti, c'est fini. Et pour la reconstruction, ils ne croient pas à long terme qu'ils s'en sortiront si une rééducation du peuple ne se fait pas : "Reconstruire ce n'est rien, ce sont les mentalités qui doivent changer.....ils n'y arriveront pas... notre/leur société ne fonctionne et ne fonctionnera pas si rien ne change..."

On s'imagine Port-au-Prince assez grand, vu des nouvelles. Et pourtant non, il faut moins de dix minutes pour traverser la ville en voiture. C'est plus petit qu'un quartier montréalais.

Le cousin de mon voisin de classe venait d'entrer dans l'école de ses 4 enfants pour aller les chercher. Personne n'en est sorti. Pendant ce temps, le frère d'un autre prof quittait Port-au-Prince à bord du dernier avion parti pour les États-Unis. Finalement, la soeur d'une collègue faisait une sieste au retour du travail. Sa maison, solide, a résisté en partie. Elle racontait qu'elle et son lit, avait été projetés sur le mur, à l'autre bout de la pièce.

Tout cela est bien triste.

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